Les Villages du VAR

Abbaye du Thoronet Aiguines Artignosc Artigues Aups Auriac   Bargème
Barjols Baudinard Bauduen Besse sur Issole Bras Brenon Brignoles Brue-Auriac
Cabasse Carcès Camps-la-Source Chateaudouble Châteauvert Châteauvieux Comps-sur-Artuby Correns
Cotignac   Entrecasteaux Esparon Esparon de Pallières   Fontaine l'évêque Forcalqueiret
Fox-Amphoux   Ginasservis   Jabron   La Bastide-Esclapon La Celle
La Martre La Roquebrussane La Roque-esclapon La Verdière Le Bourguet Le Revest les Eaux Les Salles Le Thoronet
Mazaugues Miraval Moissac-Bellevue Montfort Montmeyan   Néoules  
Plan d'Aups Sainte Beaume Pont de l'Artuby Ponteves   Régusse   Saint Julien le Montagnier Saint Martin de Pallières
Saint Maximin Salernes Seillans Seillons Source d'Argent Sillans la Cascade   Tavernes Tourtour
Tourves   Trigance   Varages Vérignon Villeneuve Vinon-sur-Verdon
Vins              
  Page d'accueil Carte du Var Bibliographie Index Plan du site    

 

Correns

 

 

Eléments d'histoireLe fort Gibron, la place du villagela porte Saint-Germain, Divers, le calvaire      

Éléments d'histoire

Correns est situé à l'entrée des gorges de Bagarède, sur le bord de l'Argens. Petit en nombre d'habitants (521) il est grand par son territoire et connu par l'opiniâtreté de ses chasseurs et de ses pêcheurs, ainsi que par une certaine tendance à aller jusqu'au bout de leurs idées; on a longtemps eu à Correns deux coopératives vinicoles, la rouge et la blanche; mais ce n'était pas pour la couleur du vin, la rouge c'était pour ceux qui étaient de gauche, la blanche pour les autres...

L'occupation du site remonterait à la préhistoire (quelques vestiges découverts dans l'abri "sous-ville"); la butte a certainement été occupée à l'époque pré-romaine par un oppidum transformé en citadelle à l'époque gallo-romaine. Les premières maisons s'agglutinent au pied du fort Gibron, ancienne résidence des abbés de Montmajour.

Correns, Courren en Provençal (on ne prononce pas le "s" en provençal, mais on le prononce en Français!), tiendrait son nom de couren, colline aux pentes étagées. D'aucuns préfèrent l'étymologie des poètes: Courren, parce que les eaux de l'Argens y courent plus vite qu'ailleurs...

C'est en 920 que Correns devient une dépendance de l'abbaye de Montmajour-les-Arles (tout comme Le Val). Cette origine partagée avec Le Val conduira à une bataille judiciaire acharnée qui se conclura aux dépends de Le Val et au bénéfice de la famille noble de Miraval qui préféra Correns du fait de son niveau d'impôts au 11° siècle (déja...). Cette anecdote est rappelée sur la page concernant Miraval.

 En 1011, Edelbergt de Châteaurenard et sa femme Mathilde fondent à Correns une nouvelle abbaye de femmes. La même année, le pape Sergius IV accorde des indulgences particulières à ceux qui assisteront à la consécration de Notre-Dame de Correns, reprenant la tradition instaurée en 972 pour la consécration de l'église. Depuis cette date, tous les vendredi 3 mai, Correns fête son "pardon". En 1613, le village compte 1000 habitants, 53235 fidèles vinrent en procession de toute la Provence, 500 prêtres étaient là pour les confesser....

On visitera à Correns l'église Notre-Dame (reconstruite en 1741 mais qui bénéficie des mêmes indulgences...) sur la place du village, le vieux village, des restes des remparts, la tour de l'horloge, le fort Gibron, et à 1 km du village sur la route qui mène à Le Val, le calvaire monumental installé sur un rocher de Dolomies.

 

Le fort Gibron

 

Cliquez sur une vignette pour obtenir une image grand format.

ch-co-91.jpg (24098 bytes) correns004.JPG (22955 bytes) correns005.JPG (21027 bytes) correns006.JPG (20913 bytes)
Vu du village en venant de Châteauvert. Vestige du donjon (6,2m x 9,3m) en bel appareil. Il est construit à l'intérieur d'une courtine rectangulaire et contre laquelle s'appuie l'ancien logis des abbés de Montmajour. Une des gargouilles du donjons.
correns007.JPG (18059 bytes) correns023.JPG (36926 bytes) correns024.JPG (33315 bytes) correns025.JPG (53087 bytes)
Un gracieux campanile provençal orne maintenant le donjon. Intérieur de la courtine. La maison des abbés sert aujourd'hui de salle d'exposition. La courtine. On remarquera les double arcs de réjection des forces - même technique qu'au Panthéon à Rome...

 

La place du village:

correns014.JPG (28071 bytes) correns015.JPG (26745 bytes) correns016.JPG (18061 bytes)
Une des maisons de la place décorée de céramiques. Rue tranquille, en cette fin d'été. La mairie du village, juste en face de l'église.
correns017.JPG (34320 bytes) correns018.JPG (23341 bytes) correns019.JPG (27471 bytes)
L'église notre dame reconstruite de 1734 à 1741. C'est le Pape Clément XII qui autorisa le transfert des indulgences de l'ancienne église à la nouvelle. Fontaine de la place de l'église ... et de la mairie. Vu d'une des rues arrivant sur la place.

Trois portes permettent de pénétrer dans l'église. Celle de droite, surmontée de l'inscription en lettres dorées "porte du Pardon", ne s'ouvre qu'à l'occasion d'un événement religieux exceptionnel pour laisser entrer une procession de tradition presque millénaire, dont l'histoire est racontée ci-dessous.

"Le pardon de Correns était jadis aussi connu des Provençaux que le pèlerinage de la Sainte-Baume, les fêtes de la Saint-Marcel à Barjols ou ... la foire de Beaucaire! Montmajour, puissante abbaye indépendante située près de Arles, essaima de nombreux prieurés en Provence durant les X° et XI° siècles. En 1002, la famille de Châteaurenard donna ses terres de Correns aux religieux de Montmajour pour y construire un monastère et une église. Le prieuré de Correns devint un des plus riches de Provence. L'abbaye originale, fondée en 949 sur une éminence cernée par les marais, était l'objet d'un pèlerinage en l'honneur d'une relique de la vraie croix. Un pardon fixé au 3 mai, fête de l'Invention de la Sainte Croix, attirait un grand nombre de fidèles venus gagner la rémission de leurs péchés. Plus de 150 000 y assistèrent, paraît-il en 1409, et même le comte de Provence, Louis II, avec son épouse Yolande. L'abbé Archinric, chef de la communauté de Montmajour, obtint du pape Sergius IV, en 1010, l'autorisation de faire consacrer l'église Notre-Dame de Correns, qui le sera effectivement en 1065 par l'archevêque d'Arles. Cette bulle, remaniée plus tard, accordait des remises de pénitence à tous ceux qui se rendraient à la consécration. Peu après, et sur le modèle de Montmajour, on institua tous les 3 mai un pardon doté d'indulgences partielles. Elles deviendront plénières au cours du XIV° siècle, quand le pardon fut reporté tous les ept ans environs, lorsque le 3 mai tombait un vendredi. Ce qui arrive quatorze ou quinze fois pas siècle... D'ou l'expression provençale pour qualifier un événement rare: commo lou pardoun de Courren!

La précieuse bulle sera perdue durant les guerres de religion. Elle fut confirmée en 1623 par le pape urbain VIII, qui la considère comme "immémoriale", puis transférée au profit de la nouvelle église enfin, en 1737.

La Révolution supprima les pardons de 1793 à 1799. Puis la tradition reprit son cours et des foules pieuses participèrent avec ferveur aux pardons de Correns durant le XIX° siècle? Des croix de commémoration marquent certains de ces pardons, celle de 1901 au bord de la route Châteauvert-Correns, vers le Vallon Sourn, celle de 1912 pittoresquement juchée au sommet d'une dolomie située non loin du village (voir plus bas). Le prochain pardon de Correns aura lieu en 2013, ce sera un "grand Pardon", 11 ans après le précédent.

Correns n'est pas le seul village à célébrer la fète de l'Invention de la Sainte-Croix, Tourves partage cet honneur."

 

La porte Saint-Germain

correns008.JPG (31438 bytes) correns009.JPG (18379 bytes) correns010.JPG (38296 bytes)
La porte Saint-Germain, classé monument historique, date du XII° siècle; à herse, elle donne accès au village. De retour de Rome, Saint-Germain se serait arrêté à Correns ... et devenu son saint patron! A proximité de la porte Saint-Germain, vu du "vieux pont" enjambant l'Argens.
correns011.JPG (19992 bytes) correns012.JPG (35475 bytes) correns013.JPG (43100 bytes)
Deux belles truites! De l'autre coté du pont, le vieux lavoir. Vu du "vieux pont" reliant le village à son "faubourg".

 

Divers

correns020.JPG (30032 bytes) correns021.JPG (27601 bytes) correns022.JPG (19372 bytes)
Une des rues de la vieille ville qui conduit au fort Gibron. Les armoiries de Correns: "D'argent, à trois cornets, d'azur posés 2 et 1." Les "cors" sont-ils à l'origine du nom du village? Le grand et le petit Bessillon vus de la place du fort Gibron.

 

Le calvaire

 

 

Correns est la sortie du vallon sourn, qui vaut mille fois le détour, sur la route qui mène à Châteauvert.

 

 

Retour à la page principale:


 

Voyage vers d'autres sites:

Le Val, un village de tradition Un voyage en Chine Un divertissement mathématique Musique, entre art et physique Haiku,
élégance et poésie