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Besse-Sur-Issole

La ville de Gaspard de Besse.

Besse est un village de plaine, entouré de champs de vignes. Le village médiéval est encore visible, derrière la tour de l'horloge, après le passage du Portalet. On y accède depuis  la place de la Mairie.

 

Quelques mots d'histoire:

Le prieuré Saint Pierre de Besse, donné en 1030 à l'abbaye de Montmajour et Correns, est acheté en 1221 par l'abbaye de la Celle. En 1045, Besse est un village qui devient indépendant au cours du 12e siècle.

En 1246, le castrum de Besse appartient à la collégiale de Pignans à laquelle est unie en 1380 l’église Saint Pierre, qui fait partie du diocèse d' Aix.

Hubert de Vins fit le siège de Besse, et l'emporta d'assaut dans l'année 1578 [1-2].

Mises à part une porte de ville et la chapelle du cimetière, il ne reste pas de vestiges antérieurs au 16e siècle.

En 1707, Besse est ravagé par les impériaux.

En 1720, 387 habitants meurent de l’épidémie de peste.

L’église paroissiale est reconstruite au milieu du 17e siècle, le château au début du 18e siècle.

Besse c'est aussi le village de Gaspard Bouis, dit "Gaspard de Besse". Bandit de grand-chemin ayant vécu au XVIIIe siècle. D'après la légende, il détroussait les agents du Trésor Royal et les nobles locaux dans le Massif des Maures et de la Sainte Baume pour distribuer son butin aux pauvres. Son souvenir est encore bien vivant dans le village et le folklore (voir en particulier sa bibliographie au § Bibliographies/Gaspard de Besse).

Besse - Le jardin de Gaspard

Le village est prospère au 18e siècle et continue à s’étendre au 19e siècle, en particulier au sud-ouest et tout le long de la route Flassans - Carnoules.

En 1812, Besse compte 344 maisons et 4 emplacements, 52 écuries, 15 écuries et greniers, 1 écurie et cave, 4 caves, 5 bergeries, 2 hangars, 10 fabriques d’eau de vie, 2 moulins à huile à eau et 1 moulin à farine à eau, 1 pressoir à vis, 3 fours à pain publics, 94 jardins et 29 cours

 

Promenade dans le village:

La ville est assez bien bâtie; elle a des rues forts larges et bien alignées; ses deux places ont chacune une fontaine abondante. Elle touche à un lac très poissonneux, dont l'eau ne croupit jamais. Il n'y a point de danger à s'y promener en bateau. C'est un plaisir qu'on s'y procure assez souvent en été ...

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L'église, située tout en haut du village, près du château, étonne par le contraste qu'elle offre entre son extérieur austère, et l'intérieur richement décorée peint. besse sur issole (38).jpg (84982 bytes) besse sur issole (29).jpg (87018 bytes)
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Un monument aux morts dans la nef principale.

L’église paroissiale, placée sous le vocable de saint Pierre, est située au haut du village et son mur Nord ainsi que son clocher surplombent le lac. En 1030, le château était accoté d’une église Saint-Pierre, qui appartenait alors au monastère de Sainte-Marie de Correns pour passer dans la suite des ans aux Bénédictines de la Celle. Cette ancienne église, tout en conservant certaines de ses parties fut transformée par une série de travaux entrepris de 1643 à 1646.

Restaurée et agrandie, c’est ainsi qu’elle s’offre dès lors à nos yeux. C’est de cette époque que date l’ouverture de la porte du côté du midi. Dans la façade dominant une rue en escalier s’ouvre un portail à l’arc légèrement brisé, faisant penser à une partie de l’ancienne église, qui aurait été conservée. Comme sa devancière, l’église actuelle ne comporte qu’une seule nef de 22 mètres de long, 10 mètres de large et 11 mètres de haut. Couverte par une voûte d’arêtes, elle comprend cinq travées formées chacune par des arcs doubleaux reposant sur pilastres.

 

besse sur issole (35).jpg (67658 bytes) Le chevet à trois pans qui termine le vaisseau abrite un retable remarquable, constitué par trois panneaux ; il est surmonté d’un fronton coupé d’un médaillon et supporté par quatre colonnes torses polychromes. D’autres retables plus ou moins riches ornent les autres autels. C’est par un oculus de la façade que la lumière pénètre dans l’édifice et surtout par les cinq fenêtres qui furent ouvertes au XVIIème siècle dans le mur du midi. Outre les retables, l’église recèle des richesses artistiques : quelques statues des XVIIème et XVIIIème siècles, un saint Louis représenté en costume de l’antiquité romaine, un curieux bénitier et une toile du peintre Frédéric Montenard, Bessois d’adoption, représentant la Sainte-Baume.

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Le blason de Besse avec ses pommes de pin (?).

besse sur issole (51).jpg (72609 bytes) Quelques beaux linteaux de porte en pierre de taille.
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La place de la Mairie

La tour de l'horloge avec son campanile du XVIIIème siècle.

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La fontaine de la place de la Mairie avec ses becs en gargouille qui datent du XIIIème siècle.

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La cloche du campanile date de 1655, elle est située sur la tour de l'horloge, classée monument historique en 1981. Son diamètre est de 92 cm, sa hauteur de 84 cm et son poids de 280 kg. Deux inscriptions figurent à même la cloche:

La première: "fait par la communeauté de Besse au bois fils de Pierre et Honora Bois, consuls 1655, mals 24 Végétale et Orat Quia ne Xitis qua Hora Dominus Vester Ventumus Sit".

La deuxième: "Veillez et priez, car vous de savez l'heure à laquelle votre seigneur reviendra.

Son décor est une croix ornée, frise d'arabasques sur la panse, rangée de fleurs de lys.

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Ancienne prison - passage du portalet Quelques restes des remparts

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Promenade dans les ruelles du vieux village.

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A la mémoire de la république Française.

 

 

Ce monument a été inauguré le 20 septembre 1891 sous l'administration de MM. Sol.... Maire et Minjaud adjoint.

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On trouve souvent des références à Gaspard de Besse, de sa maison natale, aux restaurants et autres commerces qui s'en honore. C'est vrai que le bandit au grand coeur est presque un héros. Allez découvrir son histoire sur la page de Gaspard (cliquez sur le prénom).

 

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Le château Saint Dominique, à la belle façade classique, date du XVIII° siècle. Derrière le bâtiment actuel, au dessus du lac, quelques restes de vieux murs attestent du passé du village.

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Que ce soit sur cette carte postale, ou sur les extraits d'un film super 8 ci-dessous, on a l'image d'un vraie lac, aux eaux abondantes; la taille du poisson péché en tout cas l'atteste. Aujourd'hui, il est presque à sec....

 

Le Lac de Besse: ce joli plan d'eau naturel et circulaire est alimenté, de manière souterraine, par une source dont les eaux proviennent du massif de St Quinis. Des canaux ont été également aménagés pour l'alimenter en eaux de l'Issole. Gaspard, alors enfant, devait aimer y pêcher truites et brochets tant le cadre est attirant. Sur la rive nord se trouve une petite cascade. Guinguette pour boire un verre. On peut gagner le village en longeant la rive sud en contrebas du château St Dominique et de son parc. besse sur issole (5).jpg (93691 bytes) besse sur issole (1).jpg (79293 bytes)
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Promenade digestive autour du lac en 1970

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Voici la légende du lac :

  Vers le nord de l'étang, se dresse au-dessus du miroir des eaux une véritable falaise rocheuse, haute de 30 pieds, toute jaspée de plantes pariétaires, coiffée de buissons verdoyants et du haut de laquelle, en été, se précipitent les enfants avec le secret espoir de toucher le fond introuvable. Ce jeu est d'autant plus redouté des parents que les profondeurs sont habitées par des morts vivants qui mènent sur les eaux une vie étrange et châtiée. Comme Sodome et Gomorrhe, la primitive citée de Besse fut une ville impie.

Elle avait trop de goût pour la danse et les amusements frivoles. Et les habitants avaient osé remplacer les cantiques par des chansons licencieuses lors d'une procession de la Fête-Dieu ! C'est pour un tel comportement et en châtiment que, telle la ville d'Ys, Besse subit les foudres du Ciel et fut ensevelie sous de puissantes vagues jaillissantes qui au-dessus de la ville à jamais submergée, devinrent des eaux mortes souriantes et pourtant dangereuses, immobiles et pourtant menaçantes. Cet engloutissement eut lieu le jour de la fête de Sainte-Anne. Des Bessois foulaient le blé ce jour là sur les aires publiques pendant que tournaient les chevaux dont les sabots faisait glisser le grain hors des gerbes. C'est en mémoire de cet évènement que le jour de la Sainte-Anne est considéré à Besse et dans les villages alentours, comme défavorable aux foulaisons. A certaines époques de l'année, lorsque l'on va en bateau au milieu du lac, sur un point difficile à trouver à la surface miroitante des eaux, on peut apercevoir tout au fond, les aires chargées de gerbes étincelantes, les chevaux tournant d'un mouvement sans fin et piétinant la paille dorée qui s'éparpille en lueurs ardentes. Une pierre érigée en souvenir de ce jour funeste, repose sur le fond du lac. On peut y lire, écrit en provençal :

Qu m'a vist, a ploura

Qu me veira, plourara

 

Qui m'a vu, a pleuré

Qui me verra, pleurera

 

C'est en 1860, que les Bessois ont vu la pierre pour la dernière fois, à la suite d'une extraordinaire sécheresse.

 

 
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