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Barjols

 

Cette riante cité du haut-var, arrosée par de multiples cours d'eau, a longtemps vécu de ses tanneries avant de jouer la carte du tourisme. L'étymologie évoque la beauté des collines environnantes (barres = collines, jouls = jolies). L'histoire de Barjols remonte au XIe siècle. C'est grâce à la présence de l'eau que le village s'est construit, agrippé au flanc d'une falaise calcaire.

Visite commentée: Un peu d'histoire, le vieux village, la collégiale, les fontaines et les lavoirs, le real, le fauvery, les tanneries, les Carmes et le Barjolium.

Un peu d'histoire

Le territoire de Barjols a été occupé d'abord par les "Suelteri" qui y élevèrent un oppidum sur la colline des Fourches, puis par les romains. L'histoire moderne commence en 1021 quand la famille Arbet cède aux moines de Saint-Victor de Marseille l'église Sainte-Marie et Saint-Jean de Barjols, construite en 1014. En ce début du XI° siècle, Barjols dépend du castrum de Ponteves. C'est en 1060 que l'église est élevée au rang de collégiale par le pape ALexandre II, ceci sous un nouveau vocable: "Notre-Dame-de-L'épine".

Au début du XIV° siècle, après quelques passations de propriété, Barjols devint une des résidences des comtes de Provence qui y faisaient élever leurs enfants. Jacques Dueze, prévot de Barjols, futur pape sous le nom de Jean XXII, fut le précepteur de Saint Louis de Brignoles et de Robert d'Anjou.

Le 17 janvier 1350, les Barjolais s'emparèrent des reliques de Saint Marcel, évêque de Die au V° siècle, conservées dans le monastère de Saint-Maurin à Régusse, devançant les habitants d'Aups qui en revendiquaient la possession. Le cortège rencontra à l'entrée de Barjols, les jeunes du village qui lavaient les tripes du bœuf sacrifié en commémoration de celui qui, découvert dans l'enceinte du village, avait un jour sauvé les habitants assiégés de la famine. Depuis cette date, la fêtes des "tripettes de Saint Marcel" est célébrée chaque année autour du 17 janvier.

Pendant la guerre de succession de la reine Jeanne, la ville fut dotée d'un puissant rempart  gardé avec l'aide des hommes affectés à l'office du châtelain - Barral de Ponteves, seigneur de Barjols, capitaine général pour la garde du donjon. En 1441, les pierres et les bois nécessaires aux réparations des remparts furent volés; la peine d'excommunication fut prononcée contre les coupables...

En 1562, après avoir saccagé Tourves, Durand de Ponteves, seigneur de Flassans, surnommé le "chevalier de la foi", se réfugia avec ses partisans dans Barjols. Après quatre jours de siège, la ville fut prise le 6 mai 1562 par les armées du roi commandées par Saint Auban et le baron des adrets. 600 catholiques furent massacrés, les prêtres jetés dans les puits, les églises pillées, les reliques de Saint Marcel brulées. Durand de Ponteves réussit à s'enfuir pour se réfugier à Carces. "Paye Barjouls! Paye Barjouls" fut alors le cri de guerre des catholiques contre les protestants. Un scénario analogue se déroula de nouveau en 1590. Pour éviter de nouveaux massacres, le roi Henri IV céda la citadelle à la ville qui en fit abattre une partie. Les consuls firent démolir "la fortification tant vieille que nouvelle dudit château de peur que quelques mauvais garçons ne s'en emparent".

En 1799, un événement funeste plongea la ville de Barjols dans le deuil. Un fabricant de salpêtre, passé par le désespoir, en voulant s’arracher la vie, s’assit sur un baril de poudre et y mit le feu. L’explosion du magasin fut si terrible, que sept ou huit maisons s’abîmèrent dans leurs ruines, treize personnes y périrent et douze furent plus ou moins grièvement blessées.

 

A la suite du coup d'état du 2 décembre 1851, Louis Martin, dit "Bidouré", jeune résistant républicain de 19 ans, voulant rejoindre les insurgés de Barjols réfugiés à Tourtour fut arrêté et fusillé deux fois; sa statue est sur la grand place....

 

Au XIX° siècle, Barjols est une ville industrielle célèbre par ses tanneries, qui fondées en 1660, ne cédèrent qu'en 1983 contre la concurrence des pays à bas coût de main d'œuvre.

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Le village vu de la route de Le Val

 

 

Le vieux village

 

 

L'ancien hôpital:

En 1726, l'hôpital Sait Joseph et Miséricorde, devenant vétuste, fut reconstruit hors des remparts. Il fut ensuite transformé en hospice.

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La fontaine de la Burlière se trouve au-dessous de la place de l'ancien hôpital. La façade de l'hôpital.
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Le tuf est utilisé pour les niches et les linteaux, pierre symbole de ce qui est devenu aujourd'hui le musée de l'eau.

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L'hôtel des Ponteves

C'est un édifice du XVIe siècle, dont l'intérieur, à l'exception des voûtes surbaissées, des salles du rez-de-chaussée, de son escalier à pignons, a perdu de son caractère à la suite des nombreux changements effectués au cours des siècles passés.

La façade est percées de hautes croisées  à meneaux encadrées à leur partie supérieure d'épais cordons retombant sur les côtés à mi-hauteur et terminés par des mordillons souvent armoriés. Le porche renaissance, classé monument historique le 12 décembre 1921, avec son immense portique en pierres, dont le frontispice porte la date de 1532, est très caractéristique par sa décoration à pilastres plats d'une ornementation très fouillée et pleine de délicieux et charmants détails. Les chapiteaux soutiennent un large bandeau aux élégantes arabesques, surmonté d'une niche carrée qu'encadrent de part et d'autre deux niches plus petites et des figures d'angelets.

 

     

La Porte de l'hôtel des Ponteves    

 

La porte de cet hôtel est ornée d'un magnifique porche en pierre daté de 1532. Le caractère érotique de certains détails a toujours étonné les archéologues; c'est sans doute à cause de cela que toutes les sculptures à portée de main ont été mutilées.

La porte est entourée de deux pilastres plats à l'ornementation très fouillée. Deux fenêtres à meneaux du XV° siècle appartiennent à l'édifice primitif.

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Une petite niche se trouve dans l'angle de la façade, sous une hampe aux claveaux admirablement taillés.

 

L'ancien couvent des Augustins

Situé en face de l'hôtel des Ponteves, fondé en 1256, il fut transformé en tannerie en 1860. Il appartient néanmoins encore au clergé et est utilisé pour le catéchisme. On peut admirer son magnifique cloître.

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Les Augustins s'établissent à Barjols peu après l'an 1000, selon Mr P. Vaillant, d'autres situent leur installation vers 1350. D'abord établis hors des murs du village ils s'installèrent ensuite à l'intérieur. Le clocher de leur église datait de 1440. Ils restèrent à Barjols jusqu'en 1773. Sur la petite porte d'entrée de l'ancien couvent, on observe une volute ornée d'une feuille d'acanthe terminée par une petite boule ; elle sert de clé de voûte. Cette porte du XVIIe siècle est surmontée d'une niche taillée dans la pierre de tuf : la Vierge qui s'y trouvait a été enlevée et remplacée une statuette de Saint Joseph. La porte principale (murée actuellement) date certainement du XVe s

 

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La porte des externes

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La collégiale

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Après la libération de la Provence des Sarrazins, la vie s’améliore et les campagnes se repeuplent. Pour faciliter la diffusion de la religion, ou pour répondre aux besoins spirituels des habitants, l’Eglise crée ou restaure des collégiales , principalement à la lisière des diocèses, là où l’implantation liturgique est jugée insuffisante. Elle installe dans les églises des groupes de clercs qui mènent une vie régulière sous la direction d’un prévôt. Dans le diocèse de Fréjus, quatre collégiales sont ainsi crées, à Valmoissine près d’Aups, à Barjols, à Pignans et à Notre-Dame-de-Spelunque près de Montfort.

 

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Le campanile le sommet du campanile décoré de carreaux de Salernes

C’est l’évêque d’Arles, Raimbaud, qui est à l’origine de la fondation du chapitre de Barjols. L’église est construite sur les terres données au monastère de Saint-Victor de Marseille en 1021 par Albert et les siens (ancêtres de la famille Ponteves). Barjols à cette époque dépend du château de Ponteves et semble n’être qu’un simple lieu-dit, portant des bois, des terres cultivées et des moulins.

 

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La porte d'entrée principale, bizarrement comme se cachant dans un coin de façades.  L'orgue datant de 1656.

Si l’histoire de Barjols a été longtemps liée à celle de la collégiale, celle-ci fut pendant plusieurs siècles liée aux Ponteves qui devaient la considérer comme leur église (c’est là où ils sont enterrés).

Après la première phase de donations s’ouvre, à la fin du XI° siècle, une période de conflits entre le chapitre, les évêques de Fréjus et de Ries, et les monastères de Saint-Victor et de Montmajouir. Cette lutte d’influence traduit la place que veut tenir la collégiale dans sa région.

Vers la fin du XII° siècle et au début du XIII° une période particulièrement faste marque la vie de la collégiale :

·         Jusqu’en 1237, le chapitre possède la seigneurie à Barjols. Ce n’est qu’à cette date que le comte de Provence parvient à faire reconnaître sa souveraineté, mais cela ne prendra effet qu’en 1278, après la mort de tous les chanoines présents à la signature du traité. En contrepartie le comte aurait donné au prévôt la seigneurie de quinson et les revenus de l’albergue de Barjols.

·         Un nouveau village est crée, « la bastide du prévot », à l’ouest de Barjols, entre Varages et Brue-Auriac. Il n’en reste que des ruines et un nom « la bastidonne ». A la suite de la peste de 1348 pendant laquelle le tiers de la population périt, il fut abandonné lors des troubles de la fin du XIV° siècle.

Au début du XIII° siècle, la construction du cloître (dont il ne reste qu’une travée de galerie), et de divers bâtiments est lancée.
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La grande nef à une longueur de 43m, une largeur de 9 m, et sa clé de voute a une hauteur de 15,4 m. Les deux nefs latérales ont une hauteur de 8,1 m.

Dans la nefs latérale de gauche se trouve l’autel de Saint-Marcel, surmonté d’un grand tableau, où le vénéré Pontife est représenté revêtu des habits sacerdotaux, avec mitre et crosse. Dans le coin gauche, le peintre a représenté la procession des « tripettes et la bravade ».

L’église actuelle est le résultat d’une réfection et d’agrandissements faits de 1541 à 1560. En particulier la nef fut construite ainsi que deux collatéraux.

 

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Les fonts-baptismaux sont constitués d’une superbe vasque en pierre, ornée du blason du chapitre, « l’agneau pascal », portant le millésime 1595.

La chapelle des enfants de Marie.

Sur le mur derrière les fonds-baptismaux, on remarque le tympan de l’ancienne église, qui date du 13° siècle. Dans les côtés, quatre animaux qui symbolisent les évangélistes.

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La chapelle des enfants de Marie. Vue des fonds baptismaux.

 

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Une des chapelles donnant sur un jardin.  

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Les chapelles latérales datent du XVII° siècle. C’est lors de la construction de ces chapelles que fut démolit le cloître.

 

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  Détail de la décoration d'une colonne.
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Le chœur est éclairé par le beau vitrail de l’Assomption.

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Les trente huit stalles installées au fond du chœur, furent restaurées par le curé Boyer en 1895, et présentent de belles sculptures.

 

 

Les fontaines et les lavoirs:

28 fontaines (en comptant les fontaines récemment élevées - 22 originellement) et 16 lavoirs, Barjols est vraiment la ville de l'eau, et une "maison" y a été dédiées.

Traversée par une source qui émerge en de nombreux points d’eau, avec également la présence de l’Argens et des rivières du Fauvery et de l’Eau Salée, Barjols a été surnommée la "Tivoli de la Provence".

Barjols a eu la bonne fortune d'être, depuis fort longtemps, alimenté en eau potable. En effet, dans un document daté du 24 mars 1906, il est écrit : que Barjols, depuis plusieurs siècles, était doté d'une canalisation en poterie.
C'est pourquoi tous les quartiers avaient une ou plusieurs fontaines et/ou lavoirs, mais il est difficile de préciser les dates. La plus ancienne qu'il ait été relevée, est celle de 1784, gravée sur la fontaine du "Pont d'Or" (no.2)

En 1894, dans ce même document, il est écrit que la distribution en poterie dans le village a été remplacée par une tuyauterie en fonte. La même année la conduite d'amenée de 1800m de long, logée dans un souterrain, a été refaite avec des tuyaux en grès.

Depuis cette époque, tous les Barjolais pouvaient donc bénéficier de l'eau courante. Il y avait en 1906 environ 32 fontaines publiques dont une dizaine à plusieurs jets. Il y avait aussi environ 125 concessions aux particuliers et aux usines dont une très importante pour la gare. Les diverses municipalités ont par la suite veillé à l'entretien et à la remise en état d'un grand nombre de ces fontaines et de ces lavoirs : c'est la raison pour laquelle on en dénombre de nos jours 28 fontaines et 15  lavoirs.

 

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Fontaine du Champignon

Place de la Mairie

Fontaine du Capitaine Vincents

Place de la Mairie

Lavoir du Capitaine Vincents

Place de la Mairie

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Fontaine du monument aux morts

Place de la Mairie

 

Derrière le mur du monument aux morts

Place de la Mairie

 

Fontaine de la cour

Place de la cour

 

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Fontaine Saint-Jean et son lavoir

Rue du château

 

Fontaine aux limaces

Derrière la prévôté

Fontaine des Augustins

Devant l'hôtel des Ponteves

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Fontaine des quatre saisons, et son lavoir

où "fontaines des larrons"

Fontaine Raynouard

Place de la Rouguière

Fontaine des externes

ou fontaine du chemin sous le jardin des religieuses....

Près de la porte des externes

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Les chutes du real, alimentées par la fin du canal des arrosants

Le réal

Roue à aubes d'un ancien moulin à tan

Le Réal

Fontaine du réal, et son lavoir

Rue du réal

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Fontaine et lavoir du piquet

 

Fontaine de la Burlière, et son lavoir ..

Boulevard Grisolle

Fontaine de la porte rouge

Rue de la porte rouge

 

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Fontaine du  bœuf et ses deux lavoirs

Place de la Rouguière

 

Fontaine de l'église, coté rue

Place de l'église

Fontaine de l'église, coté place

Place de l'église

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Fontaine du Pont d'or - coté pile

Le Pont d'or

 

Fontaine du Pont d'or - coté face

Le pont d'or

 

Fontaine du pré de foire

Route de Draguignan

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Fontaines de l'hospice

Place de l'hospice

Lavoir public de l'hospice

Place de l'hospice

Détail du lavoir de l'hospice

Place de l'hospice

 
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Fontaine du pré de foire Fontaine du pré de foire (détail)


Détails sur la fontaine du monument aux morts:

La particularité de cette fontaine est d’être le monument aux morts de Barjols. Cet ensemble sculpté a été réalisé par Jules Récubert en 1922 sur une fontaine déjà existante.

Le sculpteur y a représenté les soldats souriants partant à la guerre d’un côté de la fontaine, et de l’autre, les hommes revenant, marqués par les combats. La plupart des personnages sont de véritables portraits de barjolais morts pour la patrie.

 

Le Réal

Le réal est le plus vieux quartier de Barjols; c'était, il a encore quelques années, là où on trouvait les maisons les plus décrépites, la population la plus pauvre. Il a été complètement rénové pour faire place aujourd'hui à un espace de promenade mettant en valeur l'abondance de l'eau, symbole de Barjols. C'était au réal que l'on trouvait aussi les moulins à huile pour lesquels la force de l'eau était utilisée pour presser les précieuses olives.

Au dessus des moulins à huile, et profitant aussi de l'abondance de l'eau, se trouvaient les anciennes tanneries.

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Bassins à trempe du 16° siècle Vue générale du Réal
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Dans les niches des pressoirs, la déclaration des droits de l'homme. Les chutes du réal.

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La porte du Réal

Vers le haut, terrasse troglodyte.
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Porte renaissance. Une des nombreuses entrées des souterrains creusés dans le tuf.

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Au sommet aussi, une falaise de tuf. Une des anciennes maisons restaurées

 

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Vue du sommet du Réal avec le château de la reine Jeanne Le campanile de la collégiale vu du Réal

 

Le Fauvery

Quand on arrive à Barjols par la route de LE VAL (Châteauvert), on découvre le village niché au pied des roches du Réal. Pour y entrer, après deux tunnels, on passe au dessus du Fauvery, petit cours d'eau qui dévale du vallon des Carmes par plusieurs cascades de tuf. La dernière des cascades décorait les tanneries de Barjols quand elles étaient encore en activité. Aujourd'hui, elle est encore utilisée pour se rafraîchir l'été, même si la propreté de l'eau resterait à démontrer; mais quand il fait chaud, n'est pas, on rafraîchissement de toute eau.

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Il semble que la nature ait prodigué tous ses dons pour faire de ce lieu un magnifique paysage. Sur le penchant de la vallée, d’un côté s’élèvent des rocs immenses parsemés d’arbustes chétifs dont le feuillage fait ressortir la couleur grisâtre de la pierre; de l’autre on aperçoit les façades varices d’un grand nombre d’usines et de plusieurs maisons d’un joli goût; au milieu, des prairies toujours vertes sont arrosées par les eaux qui tombent en cascades du haut d’un bloc de tuf très-élevé qui se trouve au fond. Ce tuf, décoré par l’orme et le peuplier, sert de base à un groupe de fabriques et de maisons de plaisance couronnées par une masse de roches calcaires dont les pointes aiguës ou arrondies se perdent quelquefois dans les brouillards produits par les eaux du Fauvéri.

La dernière des cascades décorait les tanneries de Barjols quand elles étaient encore en activité. Aujourd'hui, elle est encore utilisée pour se rafraîchir l'été, même si la propreté de l'eau resterait à démontrer; mais quand il fait chaud, n'est pas, on rafraîchissement de toute eau.

Les tanneries

C'est grâce à la présence de l'eau que Barjols avait depuis longtemps développé une industrie de la tannerie. A coté de la force motrice hydraulique, il bénéficiait de grandes forêts de chênes permettant de produite le tan nécessaire à la préparation des peaux. Cette industrie a permis de développer très tôt une culture ouvrière qui faisait (et qui fait encore) de Barjols un village à part dans cette Provence agricole. Jusque dans les années 90, c'est le parti communiste qui tenait la corde dans toutes le élections. Mais le modernisme, les pays à bas coûts, ont tué cette industrie à la fin des années 1980, et les anciens bâtiments se dégradent peu à peu, donnant une image toute particulière à l'entrée du village.

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Les Carmes

Le fauvery, avant que d'arriver dans le village de Barjols, a creusé un vallon que l'on peut atteindre depuis la sortie de Barjols en direction de Draguignan. Ce vallon a été baptisé "vallon des Carmes" suite à la décision, au XVI° siècle des Carmes déchaussés d'y créer un monastère en utilisant les grottes naturelles crées dans le tuf. La plus grande de ces grottes abritait une chapelle "notre dame du bon refuge", qui était dotée d'un autel paré de coquillages. Les coquillages sont d'ailleurs utilisés abondamment en guise de décoration.

Juste en contrebas, se trouve le "gous des épines", gouffre des épines, un rappel du nom initial de la collégiale; le fauvery y a modelé des cascades et des rochers de tufs qui en font une étapes renommées l'été pour ceux qui apprécient la fraîcheur.

 

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Façade de la chapelle principale Vue de l'intérieur de la chapelle

La roche est creusée de galeries reliant chapelles et lieux de repos


Ce lieu devait être éminemment propice au recueillement et à la prière. Là se trouvent réunies de magnifiques horreurs. On se plait à chercher dans la nature ce qu’il y a de plus poétique et de plus propre aux émotions. On néglige aujourd’hui les belles fabriques qu’on y voit, pour jouir d’une belle scène de la nature et d’un admirable paysage. Des blocs de rochers s’élèvent majestueusement; leur cime stérile et nue contraste singulièrement avec la jolie végétation qui les environne. Lorsque le Fauvéri est gonflé par les orages, il forme de grandes cascades dont le bruit semble annoncer le renversement de la montagne. Les eaux qui se précipitent en grondant dans un gouffre profond, sortent en bouillonnant pour se répandre en nappes écumeuses dans la prairie. Plusieurs cavités se trouvent dans le roc qui supportait l’ancien monastère des carmes. Mais leurs voûtes, quoique humides, sont loin d’être aussi riches en concrétions que celles de la grotte de Villecrose.

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Décoration Ces estivants là ont trouvés un lieu calme pour planter leur tentes, et vue imprenable sur le gous des épines

Cependant on y voit plusieurs pièces de stalagmites, dont l’une présente une sorte de pilier, et l’autre la carcasse d’un petit navire sur sa quille. En fait de stalactites, les plus remarquables sont des grappes de raisin, une dinde plumée et bardée, une citrouille et surtout un beau mouton de Barbarie qu’on dirait fait d’après nature

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Juste en contrebas, se trouve le "gous des épines", gouffre des épines, un rappel du nom initial de la collégiale; le fauvery y a modelé des cascades et des rochers de tufs qui en font une étapes renommées l'été pour ceux qui apprécient la fraîcheur.

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La falaise avait été agrandie par des construction de bonnes pierres.

Celle-ci a été utilisée par les tanneries, les déchets de peaux étant jetés en contrebas, sur le chemin menant au "gous" des épines.

Même des décennies après l'arrêt de la production, des peaux traitées au chrome se retrouve sur le chemin piétonnier.
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En aval, il fait bon pour ces demoiselles se rafraîchir en toute tranquillité. C'est à la cascade du haut que se trouvaient les occupants de la tente sus-mentionnés, farniente, bronzage et massages;

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Une des magnifiques falaises de tuf de Barjols.

 

Reportage photographie que "les tripettes de Saint-Marcel" en 1971: 

 

Le Barjolium

Barjols, village d’ouvriers avec ses tanneries et avec ses paysans et leurs coopératives vinicole (1922) et oléicole, a su maintenir un lien étonnant avec la poésie. Il est vrai que Joseph d’Arbaud y est né, et que ses poèmes et nouvelles sont empreints d’une sensibilité toute provençale. On y trouvera d’ailleurs son monument au cimetière du village, surplombant la rivière l’Eau Salée  sur la route de Brue-Auriac.

Signe de cet intérêt, une revue poétique a été crée en 1913. Je ne sais pas combien de temps la parution a pu durer, mais la guerre de 14-18 a dû signifier son terme bien avant le désir de ses fondateurs. Le nom de cette revue était le « Barjolium » ou « Organe officiel de l’académie des jeux floraux de Provence  (Autorisée par le Gouvernement)». Elle été éditée au siège de l’académie, 12 boulevard Grisolle, et avait une parution mensuelle ; le numéro 5 de la première année est datée de Septembre 1913. Le secrétaire-rédacteur était Marius Liautard, et le président d’honneur personne d’autre que Frédéric Mistral.

Au sommaire de ce 5° numéro, on trouvait :

Le programme du 3° Concours Littéraire

La saint-Michel, par le Comte de Catelin

Maillane d’Elzéard Rougier

Un sonnet inédit de Théodore Aubanel

Le dauphin de Fréjus d’Alfred de la Bélugue

Le cri dans la nuit ou le salut par la télépathie de Bernard Reverdi

L’ouvrière (poème) de F. Robert

Mireille et Vincent de Théodore Botrel

Fin de saison de G. Martz

A un vieil ami de Georges Leygues

Ollier de Théodore Noyel

Brin d’Aubépine de Jean Aicard

A celles de mon Pays de Georges Leygues

Echos et Nouvelles

 

 

Et deux illustrations, une vue prise du bord de l’Argens (sans doute le château de Châteauvert)

et une galerie du cloître de l’Abbaye du Thoronet.

 

Le premier prix du Concours Littéraire, le Prix d’encouragement au Bien était doté de 300 Francs (le prix de la revue était de 4 francs), et était décerné à toute œuvre (en vers ou en prose) qui se recommanderait le plus pas un caractère d’élévation et d’utilité morales.

 

Et pour finir sur cette revue, on trouvera reproduit ci-dessous le poème de Théodore Botrel, de Sainte-Maxime de Provence, dédié à Frédéric Mistral, et intitulé « Mireille et Vincent (vision provençale) » :

I

Devant un « Mas » de la Crau provençale

Par un gai dimanche d’été

J’écoutais chanter la cigale

Ivre de brûlante clarté ;

Quand sur la route ignorant ma présence,

Vint passer un couple d’amoureux :

Qu’ils étaient fiers et qu’ils semblaient heureux !

Il lui disait des choses à l’oreille

Qu’elle écoutait, riant et rougissant….

… Et j’ai cru voir passer Vincent

Jasant d’amour avec Mireille !

 

II

 

Aux mêmes lieux je revins en automne

A l’heure où sonne l’angélus :

Le mistral soufflait, monotone

La cigale ne chantait plus.

Du pauvre mas quand je poussai la porte

Je vis deux vieux qui pleuraient à genoux,

La douce enfant de l’été dernier, morte,

Et son ami qui hurlait, les yeux fous !

Et j’ai gardé de la lugubre « veille »

Un lourd chagrin chaque été renaissant…

… Comme si j’avais vu Vincent

Pleurant sur le corps de Mireille !

 

Un autre site sur Barjols, évoquant le passé grâce aux cartes postales; cliquez ici: Barjols

 

Chanson de fond: La mazurka sous les pins.

 

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