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ARTIGNOSC

 

Village à la lisière du Var et des Alpes, à 515 mètres d'altitude, étagé sur une éminence, Artignosc constitue un intéressant ensemble architectural inscrit dans un paysage vallonné encadrant le Verdon. Depuis la création du barrage de Sainte-Croix, le lac formé par la retenue de Quinson a permis un important développement touristique.

 

 

En 1036, Bertrand de Pontevès, fils du seigneur de Barjols et fondateur du chapitre de cette localité, donna gratuitement aux moines de Saint-Victor l'église Sainte-Marie d'Artignosc pour y fonder un prieuré. Un siècle plus tard, les moines de l'abbaye marseillaise la cédèrent à leur tour à ceux de Saint-Honorat de Lérins, et dans la première moitié du XIII° siècle, Pierre Négrel, évêque de Riez, en revendiqua la possession. La juridiction du fief fut confiée à Foulques de Pontevès en 1385 par la reine Jeanne.

La peste et les guerres de succession qu'avaient entrainées la mort de cette dernière dévastèrent entièrement le village qui fut repeuplée à la fin du XV° siècle par des familles génoises et espagnoles.

En 1654, la seigneurie est au mains des de Thoron, originaires de la ville de Digne. Antoine II de Thoron fut le premier seigneur d'Artignosc. Conseiller au parlement de Provence en 1654, il épousa Gabrielle de Boyer-Bandol. A sa mort, il se fit inhumer sous l'autel Saint-Clair dans l'église paroissiale.

Il est une petite église sur la commune de Régusse, La chapelle Villeneuve, qui fut autrefois l'église d'un village qui a failli être rattaché à Artignosc. En 1833 ses consuls voulurent être rattachés à une communauté voisine soit ARTIGNOSC soit REGUSSE.

Pour une histoire de buis ARTIGNOSC les refusa vu que leur territoire n'avait pas assez de cette ressource importante alors (voir le chapitre sur Aiguines). Ce n'est donc qu'en 1843, dix ans plus tard, que leurs vœux furent exaucé par la communauté de REGUSSE dont le maire était Jean Bagarry.

 Pour l'histoire cinématographique, le film "la femme du boulanger" avec Roger Hanin a été tourné dans le village.

 

 

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La grande place et son monument aux morts La fontaine devant l'église et la mairie L'auberge d'Artignosc.

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L'hôtel de ville, datant des XIV° - XVII° siècles, est l'ancien château des Thorons. artignosc - 37.JPG (90064 bytes)

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L'église paroissiale de Saint-Pierre. Monument historique.


L’église est citée en 1034 dans une charte du cartulaire de Saint-Victor. Elle est du style roman et date des XI° et XII° siècles. Ses voûtes sont en plein-cintre, elle présente un porche roman avec oculus, et un clocher carré à baies. A l’intérieur on peut voir deux statuettes d’anges, une Vierge noire et un Christ en croix. Elle a été agrandie aux XVII° et XIX° siècles.

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Au détour d'une rue.

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Toutes les maisons du village, dont le nombre n'a guère augmenté depuis le XVI° siècle (40 maisons en 1518), offrent la même élévation à trois niveaux: le rez de chaussée au sol de terre battue sert d'écurie, de bergerie ou de remise; le premier étage est l'étage d'habitation et le dernier, sous les toits, est aménagé en grange ou en grenier.
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Four banal.

Derrière la mairie, vous aurez également accès à l'ancien four à pain qui donne lieu chaque année à une "Fête du pain" , le dimanche de la Pentecôte, au mois de juin.

 

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artignosc - 36.JPG (97491 bytes) Après être passé le long de cette vielle maison bien fatiguée, puis sous le passage du Tulert, on arrive sur ce grand bassin qui devait recueillir les eaux de pluie. En retournant vers la place principale, on passe devant le lavoir. artignosc - 40.JPG (88113 bytes)

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 Un autre hameau d'Artignosc mérite une visite, il s'agit de Fontayne avec une magnifique ferme fortifiée datant des Templiers.

 

Le chemin de l'eau


En 1706, sous la houlette de Messire Joseph François de Thoron, seigneur d'Artignosc des travaux d’aménagements de canalisation de l’eau sont réalisés. Il s'agissait alors, dans un village qui ne comptait qu'une fontaine et trois puits, de créer un approvisionnement durable à partir de la source des Rangs (ou plutôt des Rancs selon l'ancien mot désignant le rocher), jaillissant à plus d'un kilomètre en amont du village et se jetant dans le Verdon.
Toute l'ingéniosité des bâtisseurs de l'époque a été déployée pour capter et canaliser cette source sur 1,2 kilomètre, jusqu'à Artignosc. Elle y alimente successivement la fontaine de la place, l'ancienne distillerie de lavande, dont elle refroidissait le serpentin de l'alambic, le lavoir, deux moulins à grain, et irrigue ensuite les jardins jusqu'au Verdon.

 

 
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