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AIGUINES

Entre ciel et eau, blotti au cœur d'une nature grandiose et sauvage, le village d'Aiguines tel un guetteur immobile, protège l'accès du Grand Canyon du Verdon, torrent impétueux qui a creusé sont lit au travers des roches sur plus de 300m de profondeur tout en dominant à perte de vue les eaux calmes et apaisantes du lac de Sainte-Croix, joyaux de la nature aux couleurs de saphirs et d'émeraudes.

 

L'installation du Castrum de aquina, au moyen age, succède à l'oppidum gaulois situé au sud de la colline de MArgés. Une construction forte est mentionnée en 1021. 

Alors possession de l'abbaye bénédictine de Saint-Victor de MArseille, Aiguines devient seigneurie des Baux, puis des Blacas, des Gauthiers et des Sabran.

La reconstruction du château est attribuable à Balthazar de Gauthier, seigneur des lieux de 1596 à 1641. Les nouveaux bâtiments construits sous Henri IV s'élèvent sur les substructions d'un édifice plus ancien ayant appartenu aux Blacas.

La seigneurie d’Aiguines appartint par la suite aux Clapiers, descendants de Vauvenargues, et le château est aujourd’hui la propriété de Mlle de Foresta.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l’armée italienne passe élever des tas de pierres sur les terrains plats pour empêcher les avions de s'y poser. Les maquis sont actifs et ravitaillés par les fermiers. Deux sections du maquis Vallier défilent le 2 juillet 1944 devant le monument aux morts ; le 17 juillet, les FTP sabotent les ponts sur le Verdon et l'Artubie .

La route des Crêtes ou RD 71 est ouverte en 1950. Les travaux ont duré 5 ans pour développer le tourisme dans le village et les gorges du Verdon.

En 1968, 2/3 du territoire de la commune — soit 7500 ha — ont été réquisitionné par l'armée pour installer le camp militaire de Canjuers, notamment l'ensemble du Plan de Canjuers et la montagne de Mocrouis en longeant la RD 19 et la RD 71. Plusieurs hameaux, bastides et fermes ont été abandonnés et 4000 brebis ont disparu du Plan par l'arrêt forcé de l'activité des 11 bergeries.

En 1973-1974, fut créé le lac de Sainte-Croix. 116 ha de la commune sont sous les eaux. En particulier cela fut le sort du Pont Romain qui permettait de traverser le Verdon au-dessus des Salles.

Sur le plan de Canjuers, la ferme de la médecine abrita la dernière sorcière de Provence. Jusqu’à la dernière guerre, la mère Bousquet, une « bonne sorcière » y préparait, à l’aide d’herbes cueillies sur le Grand Plan de Canjuers, de mystérieuses potions curatives.

Les habitants d’Aiguines étaient autrefois connus pour être les « acrobates » des gorges, fournissant la principale source de revenus des riverains. En effet, le buis, mais surtout le miel, se récoltaient dans les hautes falaises qui surplombent la rivière, ce qui nécessitait ingéniosité et équilibre. Les récolteurs de miel, les « miélus », se déplaçaient assis sur une planche retenue par une corde. Quand aux « gisements » de buis, on y montait par une succession de grandes perches percées de barreaux : les « escarassons ». E. Garcin dans [1-17] signale que les ouvrages de buis faits à Aiguines "ne sont pas aussi élégants que ceux qui nous viennent de Saint-Claude, mais ils sont plus solides".

Toujours d'après [1-17], Aiguines fournissait "du vin, de l'huile, du foin, du bon blé et de belles racines de buis ...".

 

 

Le commerce sera florissant jusque dans les années 1920, où l'apparition de l'intégrale rejettera ce type de boule chez les antiquaires.

L’industrie du buis est mise à l’honneur au Musée des Tourneurs, qui avait été installé en partie dans l’atelier du dernier tourneur d’Aiguines, Albert Rouvier, qui a maintenu la tradition de la boissellerie jusqu’en 1978. On y trouvait un herbier des essences utilisées, une maquette animée par des automates montrant les opérations du ramassage du bois et du tournage, des tours à bois et une collection d’objets : étuis à flacons, poudriers, presse-purée… Il a été fermé vers 2007.... Définitivement!

 



Une forêt de buis au bas des gorges du verdon.


Les fleurs.

La délicate opération du cloutage des boules de pétanques était réservée aux femmes qui devaient avoir un coup de marteau très précis.

Une boule cloutée.


Une boule cloutée

 

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Quelques vues d'ensemble du village et du château surplombant les eaux bleu tendre du lac de sainte Croix en cette fin d'après midi d'été.
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Le château : Architecture de type bastide flanquée aux angles de tourelles cylindriques, en poivrières couvertes d’écailles vernissées polychromes. Le corps central de bâtiment présente deux étages de fenêtres.

Le portail monumental en plein cintre surmonté d’un fronton brisé est décoré de feuillages stylisés et de chutes de fruits (fin du XVI° siècle). Sur la façade se trouve un joli balcon en fer forgé.

Le jardin, étagé sur la pente méridionale du plateau, conserve du XVII° siècle son escalier à double révolution, ses pièces d’eau et ses kiosques.

A l’intérieur, escalier d’honneur à balustres de pierres XVII° et décor de gypseries XVIII° (dans la salle à manger, aux angles du plafond, des groupes d’instruments de musique, d’armes er de drapeaux ; aux étages, des rocailles.

 

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Quelques vues du château, et de la vue que l'on a de celui-ci sur le lac.

Les jardins conservent encore un escalier à double révolution du XVII° siècle.

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L’église paroissiale Saint-Jean-et-Notre-Dame : C’est à l’origine un bâtiment du XIII° siècle, mais qui a été transformé au XVI °. La nef comprend trois travées séparées par des doubleaux retombants sur des pilastres à impostes. Le chœur, plus bas que la nef, est formé d’n berceau transversal. Des chapelles latérales flanquent la nef, voûtées d’arêtes sur croisées d’ogives ou en berceau.

 

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L'église à coté du château. Vue de la falaise et de la chapelle Saint-Pierre Une rue du village

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La plus grande place du village avec son campanile, en un froid après midi d'hiver....
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Flâner permettra de découvrir les vieilles ruelles du village bordées de belles maisons anciennes au charme authentique qui donnent beaucoup de cachet au village.

 

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aiguines - 12-2005 - 12.jpg (28690 bytes) Promenade dans les rues du village, aux maisons comme collées à l'éperon rocheux sur lequel elles ont été construites.
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La plus vieille chapelle du village: Saint Pierre

 

Panorama depuis la chapelle Saint Pierre en remontant le Verdon, du barrage de sainte croix aux débouché des gorges du Verdon.
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Le plan de Canjuers

 D'une altitude moyenne de 800m, le plateau de Canjuers est divisé en deux grandes parties: le Grand Plan de Canjuers long de 15km vers l'est de large de 10km et le Petit Plan de Canjuers  long de 5km vers le nord et large de 2km.

Le plateau est encerclé par des chaînes de montagnes comme le Grand Margès (1 577 m) au nord, la Correiasse (1 125 m) à l'ouest, la serrière de Lagne (1 112 m), le collet de l'Aigle (1 118 m) et la montagne de Barjaude (1 173 m) au sud. D'autres nombreux plans, plus petits, sont présents derrière les montagnes comme le plan de Cluaye, le plan du Château de Lagne, le plan d'Auveine ou le plan de Sauvechane.

Sa roche calcaire et karstique a créé un terrain accidenté, composé de nombreux avens comme le Grand Aven de Canjuers, l'Aven de la Nouguière (97 mètres de profondeur) ou le Clos deï Faioun (155 m de profondeur). Sur le plateau, la végétation est rare car son sol est très aride, elle est surtout composée de garrigue (petits buissons, herbes et plantes aromatiques). Les forêts sont présentes sur les montagnes alentour. Les arbres sont majoritairement des chênes pubescents (33% de la végétation), des pins sylvestres (25%) et des pins d'Alep (20%).

C'est aussi un lieu de spéléologie: c'est l'un des plus grands bassins d'eau souterraine d'Europe, grâce aux nombreux avens.

Avant la prise du territoire par l'Armée de Terre, la région avait une très faible densité, mais il y avait plusieurs propriétés, fermes et hameaux qui sont maintenant en ruine, détruits ou habités par les membres du camp.

On peut citer les hameaux de Saint-Bayon, Chardan, la Barre ou les fermes de la Grande Nouguière, Cluaye, la Médecine, le château de Lagne, le Cabaret Neuf et autres.

 

Le pont romain

 

Pont romain à sept arches, il était remarquables par ses parapets triangulaires. Il est enseveli sous les eaux du lac de Sainte-Croix depuis 1973.

 

 

Le texte est issu de la référence [1-18]:

"Situé au franchissement du Verdon entre Moustiers et Aiguines à proximité de la sortie occidentale des gorges, le pont dit d'Aiguines est aujourd'hui noyé sous les eaux du lac de Sainte Croix, mais subsiste au fond du lac" "C'était un très bel ouvrage: long de 125 m, large de 3 m, formé de sept arches en cintre surbaissé, dont les dimensions régressaient légèrement de l'arche centrale (13,60 m d'ouverture et 3,80 m de hauteur)aux arches extrêmes (de l'ordre de 8 m d'ouverture et 2,60 m de hauteur),de manière irrégulière"

"L'ouvrage primitif... pourrait avoir été construit au XIIIe siècle, mais il est manifeste qu'il fut à plusieurs reprises restauré. Quelques documents en portent témoignage: en 1657, il est décrit avec ses sept arches; il jalonne alors un itinéraire reliant Draguignan à Lyon" ... "Un devis très détaillé établi en 1770 et complété en 1771 par l'ingénieur du Pays Vallon nous apprend que trois de ses arches se sont effondrées et qu'il faut les reconstruire ainsi que les piles intermédiaires et conforter les parties subsistantes de l'ouvrage, en particulier les murs amont de protection des rives. La communauté de Moustiers devait affecter un préposé à la surveillance des travaux, notamment de fondation. L'attributaire des travaux fut un certain André Féraud ... La lecture de ce dernier devis comparé à l'ouvrage tel qu'on pouvait le voir avant la mise en eau du barrage de Sainte Croix en 1973 montre à l'évidence que ces restaurations de la fin du 18° siècle furent importantes, mais réalisées, autant que faire se pouvait, à l'identique de la construction antérieure." "Une arche, détruite en 1944 par la Résistance, fut restaurée après la Libération par une travée en bois. Il fut utilisé pour le tournage du film de René Clément, Jeux interdits, qui en garde la mémoire."... "Les piles intermédiaires étaient flanquées d'avant et d'arrière becs triangulaires très saillants, à pointes arrondies, surhaussés jusqu'au niveau de la chaussée. Les voûtes et les parties basses des becs et des façades étaient parementées en moyen appareil (en pierre froide, d'origine locale), les tympans en moellons irréguliers. Les parapets épousaient les plans triangulaires des becs, pouvant ainsi servir de refuge pour les piétons et les animaux de bât." "Une arche, détruite en 1944 par la Résistance, fut restaurée après la Libération par une travée en bois."

 

Cet endroit est immortel...Peut-être avez-vous vu le film "Jeux Interdits" de René Clément. Dans les premières scènes de ce film, Brigitte Fossey se précipite sur le pont sous une pluie de balles pour rattraper son chien...

 

 

Quelques sites sur Aiguines:

Aiguines, porte des gorges du verdon:

un site perso sympa qui commence par:

"J'ai décidé de vous faire découvrir Aiguines pour deux raisons : Vous faire partager les merveilles de ses paysages, Vous inciter à y aller pour aider à vivre ce village qui tire ses ressources exclusivement du tourisme. J'ai découvert AIGUINES grâce à mon épouse, qui lors d'un voyage avait visité la région. Nous avons campé au "Clos du Lac". Le camping est situé dans une forêt de chênes, à mi-pente entre le village et le lac de Saint Croix."

Le site officiel de la Mairie:

 
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