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Seillans

 

Armoiries :  De gueules au croissant contourné d'argent.

 

 

 

 

Quelques mots d'histoire

 

L'homme du néolithique a laissé des traces importantes à l'Adrech. Au Camp, à Chateauvert et à la Pigne (oppidum situé entre Seillans et Bargemon, à 800 mètres d'altitude, dominant toute la région jusqu'à la mer) trois enceintes celto-ligures ont été mises à jour.

Les romains s'installèrent dans la plaine et créèrent autour de leur camp fortifié un réseau routier très important. leur présence est attestée par les nombreux vestiges découverts au quartier de la Bégude (chapiteaux, substructions de villa, tombeaux et squelette d'un chevalier romain), au lieu-dit Rapiamus (thermes), à la chapelle Notre-Dame de l'Ormeau (emplacement d'un temple romain; stèle de Coelius Severus et de sa femme Coelia Jucundae), enfin à la Bastide des Saurins (tombes à inhumation).

Plusieurs autres vestiges confirment l'existence d'une importante communauté à l'époque gallo-romaine à l'écart de l'agglomération actuelle.

Les Sarrasins pillèrent et dévastèrent entièrement cet établissement de plaine. Les habitants épargnés de fortifièrent sur une hauteur qu'ils nommèrent Rapiamus (du latin Rapere: voler, piller, dévaster) pour ne pas oublier les crimes de ces envahisseurs.

En 814, Seillans est cité dans le polyptyque de Vualdade (cartulaire de Saint-Victor) comme possession très ancienne de Saint-Victor de Marseille. "L'Agro Ciliano" avec son prêtre, son diacre et son église est alors un domaine rustique situé à plus de 3 km du village actuel.

En 980, l'abbé de Saint-Victor de Marseille confia la reconquête de ce domaine à l'époux de sa sœur Austrude, Lambert de Vence dit Bartetta. Il établit son camp fortifié sur l'emplacement de l'ancien oppidum de la Pigne dont il prit le nom (la "Pina Felice" était une des 14 unités d'exploitation composant le domaine de Seillans appartenant à Saint-Victor). Une fois sa mission terminée, Lambert de la Pine retourna à Vence et laissa Seillans à son fils Guillaume. Les deux fils de ce dernier, Foulque-Guillaume et Aicar, furent les premiers seigneurs de Seillans et construisirent le donjon autour duquel s'effectua le regroupement villageois. Leurs descendants, alliés aux Castellane, s'engagent dans la lutte qui oppose l'aristocratie au comte de Provence, Raymond-Bérenger V. Après une première victoire du comte, le château de Seillans est confisqué et donné vers 1230 à Romée de Villeneuve.

Tout au long du XVI° siècle, la communauté rachète les droits seigneuriaux. En 1525 Gaspard de Villeneuve-Vaucluse vend sa part et la communauté remet la seigneurie au roi. En 1547, Henri II décide d'aliéner une partie du territoire royal et demande 100 livres pour les droits du roi sur Seillans. La communauté les rachète et désigne pour y exercer la juridiction des officiers annuels choisis parmi les "principaux habitants" de Seillans.

En 1587, François Gratian, de Meaulx, qui avait épousé en 1535 Jacqueline de Seillans, dernière héritière de la famille de Seillans, vend à la communauté sa part de seigneurie. Ces acquisitions dureront jusqu'en 1775, et les "principaux habitants" (les plus riches) prendront le titre de coseigneurs, exerçant chacun leur tour, annuellement la juridiction.

En 1970, Seillans absorbe la commune de Brove.

 

Bourg castral de Bourigaille (?)

Source {69}

Lieu-dit: l'Eouvière de Caille

L'habitat perché de l'Eouvière de Caille domine directement vers l'est un plan isolé, à mi-chemin entre Seillans et Mons, appelé Bourigaille. On y voit une grosse bastide entourée d'un parc, qui constituait à la fin de l'Ancien Régime encore, un fief particulier. Ce fief de Borigailhis appartenait en 1405 à l'évêque de Fréjus : c'était alors un simple territoire où les habitants de Seillans venaient cultiver quelques terres et surtout faire paître leurs troupeaux et chasser. On peut donc admettre à titre d'hypothèse que le plan constituait le terroir agricole et que Bourigaille était le nom primitif du castrum. Ce satellite de Seillans aux structures peu élaborées, continuateur d'un habitat de l'Age du fer, pourrait remonter au haut Moyen Age et avoir été abandonné avant le 13e siècle.

Description: Croupe ; altitude : 691 m ; 5000 m2. La pointe du plateau est occupée par un oppidum d'assez grandes dimensions, fermé au nord par un rempart en pierre sèche éboulé. A l'intérieur de cet oppidum, un fossé semi-circulaire doublé d'un petit talus (mur effondré) isole une plateforme d'environ 30 m de long sur 10 m de large appuyée au sud et à l'est sur le bord de la falaise. Sur la plateforme, quelques fragments de murs très arasés suggèrent l'existence de bâtiments dont les contours ne sont plus visibles. Matériel : quelques tessons de céramique modelée et de céramique grise de type pégau.

 

Bourg castral de Broves

Source {69}

Lieu-dit: Saint-Pierre

Brovès était probablement à l'origine un castrum satellite de Bargème, dont il est distant d'environ 6,5 km. C'est du moins ce que suggèrent deux chartes du 11e siècle conservées dans le cartulaire de Lérins. L'une, datée entre 1041 et 1066, contient la donation par Audibert Fer (probablement membre du lignage des Pontevès, quoique Poly le rattache aux Castellane) de plusieurs manses et églises à Bargème et la Roque-Esclapon et "aliam [ecclesiam] in honore sancti Romani" de Saint-Romain, chapelle romane à 2 km au nord de Brovès, au bord de la route. L'autre, entre 1041 et 1102, la restitution d'un manse "in Brovedes" qui avait été donné par Pons Arbert l'ancien et usurpé par un vassal des Pontevès (seigneurs de Bargème), Peire de Saint-Romain. Le "castrum de Brovezes" fait partie des localités recensées en 1232-1244 dans le diocèse de Fréjus, puis rattachées à la baillie de Castellane. L'enquête de 1278 sur les biens comtaux y dénombre un seul établissement religieux (le prieuré), 5 maisons nobles outre le château des seigneurs (Barale et son fils F. de Pontevès), 18 feux et 38 mobilisables, dont 8 seulement en état de servir, tous astreints à l'entretien des fortifications. Le prieur de Brovès, chanoine de la cathédrale de Fréjus, contribua aux décimes en 1274 et 1351, assisté à cette dernière date d'un vicaire paroissial. L'abandon du village, antérieur à 1400, a probablement pour cause directe la guerre de l'Union d'Aix, particulièrement virulente dans ce secteur aux confins de la Provence angevine et de la Provence carliste. Les nouveaux habitants qui remirent en valeur le terroir au début du 16e siècle (38 maisons en 1540) se fixèrent dans la vallée, à 1 km environ au nord-ouest du site médiéval. Brovès a connu un nouvel abandon dans les années 1970, au moment de la création du camp militaire de Canjuers, qui a absorbé tout son territoire. Les habitants (85 en 1968) ont été relogés dans un lotissement neuf implanté vers la limite sud du territoire de Seillans.

Description: Piton ; altitude : 920 m ; 10000 m2. Sur le sommet, vestiges du château : éboulis assez informe, où l'on distingue, en bordure de l'abrupt nord-ouest, les contours d'un grand corps de logis rectangulaire avec un fragment du mur sud-est, d'environ 3 m de hauteur, parementé en moellons assisés et percé d'une niche en arc segmentaire contenant deux petits bancs latéraux et un conduit d'évacuation vers l'extérieur (au vu des dimensions, évier plutôt que latrine) ; attenante au sud-ouest, une tour carrée dont les murs, arasés à environ 2 m de hauteur, ont perdu leur parement extérieur ; vers le sud-est, ces bâtiments surplombent une cour assez spacieuse ; vers le nord-est, un fossé protège l'ensemble. En contrebas au sud-est, ruines de l'église : vaisseau unique d'environ 10 m de long et 4 m de large, aux murs parementés en moellons mal équarris et mal assisés, conservés sur une hauteur de 3 à 4 m ; il n'y a ni abside, ni doubleau ; la porte principale, dont l'encadrement a été arraché, s'ouvre dans le mur-pignon sud-ouest ; dans le mur nord-ouest, une niche carrée ; dans le mur sud-est, un bénitier monolithe suspendu, une fenêtre étroite, ébrasée intérieurement et couverte d'un petit arc monolithe, et une petite porte dont ne subsiste que la base d'un piédroit en pierre de taille ; au-dessous, vers le sud-est, une grande terrasse plane a peut-être contenu le cimetière. Du village, installé sur les pentes sous-jacentes, il reste quelques pans de mur parementés en moellons assisés entre les rochers du versant sud-ouest ; le versant sud-est, plus facile d'accès et fortement remodelé par les terrasses de culture, ne contient rien. Matériel : tuile ronde, céramique grise (corne d'appel ?). Immédiatement en contrebas du site, dans la petite plaine, la chapelle Saint-Christophe est un petit édifice roman implanté sur des vestiges antiques et de construction assez soignée, sauf la façade occidentale refaite à l'époque moderne.

 

 Bourg castral de Malignon

Source {69}

Lieu-dit: Saint-Martin

Le castrum de Malignon apparaît au 13e siècle successivement dans les statuts de Fréjus promulgués en 1235 , dans la liste des localités du diocèse soumises à l'administration comtale en 1232-1244 et dans l'enquête sur les droits du comte Charles I en 1252, qui nous apprend que la localité appartenait aux Hospitaliers. Mais les archives de la commanderie de Comps ne contiennent rien au sujet de cette maison. L'habitat fut de courte durée. Fort de 43 feux de queste en 1315-1316, le village est déclaré inhabité dans le compte de la claverie de Draguignan de 1352-1353. La peste eut sans doute sa part de responsabilité dans cet abandon précoce. Mais on peut aussi penser aux effets d'une catastrophe naturelle, glissement de terrain ou tremblement de terre, qui aurait emporté une partie de l'église. Transporté dans la chapelle Saint-Martin, le prieuré de Malignon survécut jusqu'à la Révolution, mais le village ne reprit jamais vie. En 1540, le territoire était encore autonome, exploité par les habitants de 17 bastides dispersées. Avant 1698, il fut annexé à Seillans.

Description: Piton ; altitude : 700 m ; superficie : 10000 m2. Sur le sommet, restes du château : édifice complexe à plusieurs corps de bâtiment dans une enceinte, dont subsistent de nombreux pans de murs parementés en moellons assisés ; un grand fossé, en partie au moins artificiel, protège l'édifice au nord. Sur le haut des pentes, au nord et à l'est du château, les terrasses soutenues par des murs en pierre sèche et parsemées d'éboulis correspondent sans doute aux vestiges des maisons. De l'autre côté du vallon occidental, sur le replat, ruines de la chapelle Saint-Martin : petit édifice non orienté à nef unique de deux travées séparées par un doubleau simple, la 1ère couverte d'un berceau, l'autre d'une voûte d'arêtes ; les murs parementés en moellons de grès équarris au marteau et assisés sont percés à l'est de deux fenêtres couvertes d'un arc monolithe ; la façade sud, où s'ouvrent la porte d'entrée (encadrement en pierre de taille arraché) et un oculus, est couronnée d'un petit clocher-mur du 19e siècle ; dans la seconde travée gît une table d'autel monolithe brisée près d'un soubassement en maçonnerie adossé au mur nord ; cet édifice très remanié était probablement entouré d'un cimetière et paraît avoir succédé à une autre église dont on voit les vestiges un peu plus au sud. Sur le bord oriental du replat, qui s'achève de ce côté par un abrupt de plusieurs dizaines de mètres, ruines d'une autre église : des pans de murs très arasés dessinent les contours d'une nef orientée d'environ 15 m de long sur 7 de large, aux parements appareillés avec soin ; l'extrémité orientale de la nef, formée d'une travée droite dont on ne voit plus qu'un fragment, et l'abside ont basculé dans le ravin où leurs débris dessinent une longue coulée d'éboulis ; cuve baptismale monolithe brisée en plusieurs morceaux. Matériel : tuile ronde.

 

Promenade dans la ville

La rue du Valat

Le Valat signifie fossé. Cette rue suit les anciens fossés du château du Moyen-âge.

La Mairie a été bâtie au XIIe siècle.

Elle servait de bastion d'arrêt et fermait le village par 3 portes situées sous la voûte.

 

La Fontaine Font d’ Amont

Nommée autrefois Font d’Amour, elle est un des points d’eau les plus anciens du village et porte les armes de Seillans . Celles-ci sont à l’image des armes de Sire Bouquier, Seigneur de Marseille, Coseigneur de Seillans et Chevalier de l’Ordre de Malte ( XIIe s.)

Les armes étaient sur fond d’Azur. Le Conseil Communal  décida que celles de Seillans seraient sur fond rouge (fond de gueule). La couronne qui domine le tout signifie que Seillans est un village fortifié.

 

La porte Sarrasine

Elle doit son nom à sa herse « dite à la sarrasine » qui fermait cette porte. Bâtie au XIIe s., elle clôturait la première enceinte. Les maisons médiévales qui servaient de défenses au château s’écroulèrent  dans les années 60, laissant apparaître, les « Deux Rocs » qui par la suite furent classés.

 

Le Château féodal

Il prit sa forme actuelle au XIe s., mais depuis la Protohistoire le site était habité : tout d’abord par une tribu Celto- ligure qui probablement donna son nom à Seillans, puis par les Romains et enfin avec la christianisation par les moines de l’abbaye Saint Victor de Marseille.

 

 

L’église Saint Léger

Eglise romane du XIe s., remaniée au cours des siècles, elle conserve un bénitier du XVe.(offert par le Comte de Vintimille), des peintures du XVIe et du XIXe s., un triptyque du XVIe s. et deux retables du XVIIe s..

Le martyr Léger ( 671), évêque d’Autun a donné son nom à l’église qui n’est devenue le réel centre religieux du village qu’au XVIIe s.

 

La Place du Thouron

Une des plus importantes places de Seillans. Elle prend son allure actuelle qu’au XVIIe s. avec la construction de la fontaine.

Autrefois sur cette place se trouvaient un moulin à huile, des boutiques, une carrière de gypse et des ormeaux remplacés par la suite par des platanes.

La placette Font-Jordany

Cette rue se trouve sur une partie du second rempart du village. C’étaient les habitations très élevées et accolées qui constituaient l’enceinte du village et servaient de fortifications . L’accès se faisait par un pont levis.

Les pavés de cette placette et de quelques ruelles sont classés.

 

Nombreuses sont les fontaines dans  Seillans . De par sa situation géographique et géologique, le village n’a jamais manqué d’eau, depuis les canalisations romaines, les irrigations des cultures florales de la Vicomtesse de Savigny jusqu’aux installations les plus récentes.

 

La rue de la Boucherie

Anciennement la partie supérieure de la rue de la boucherie, s’appelait rue des Tripoux.

La boucherie était d’une importance capitale (tout comme la corporation des notaires et des verriers). Le monopole de la vente de la viande était accordé par le Conseil Communal.

Les bouchers connurent leur âge d’or au XVe s. en vendant du cuir aux tanneurs de Grasse.

 

Chapelle Notre Dame de l’Ormeau

Située à 2 km de Seillans, cet édifice cistercien provençal de la deuxième moitié du XIIe s. contient un remarquable retable entièrement sculpté en bois polychrome et sa Vierge à l’Enfant du IXe s. On peut aussi y voir de nombreux ex-voto.

 

Max ERNST a passé les douze dernières années de sa vie à Seillans avec son épouse Dorothea TANNING. Les estampes présentées dans cette collection ont été exécutées pendant son séjour à Seillans. La plupart avec l’atelier de lithographies Chave de Vence. Elles sont le reflet des procédés que Max ERNST utilisa tout au long de sa carrière pour solliciter le hasard et exciter son imagination créatrice : Collage, grattage, décalcomanies sans objet, géométries naturelles qui lui fournissaient des trames de base. La collection d’estampes de Max ERNST s’est enrichie de 28 estampes de sa veuve Dorothea TANNING, de photographies et de documents relatifs à leur séjour seillanais.

Une association des amis de Max ERNST qui comportait en 2000 une centaine de membres, est chargée de la conservation et de la mise en valeur de la collection. Elle a aussi pour mission de contribuer à la connaissance de l’art moderne et contemporain. Elle organise des conférences d’histoire de l’art et des sorties dans les grands musées de la région.

Seillans présente 71 lithographies et gravures de Max Ernst et de Dorothea Tanning son épouse, ainsi que son fameux "lit-cage".

 

La collection comporte une série de gravures nommée « Les oiseaux en péril ». L’œuvre de Max Ernst est riche de toutes sortes d’oiseaux de fantaisie,  oiseaux fantastiques ou drôles qui remplacent  les humains. C’est la réminiscence du perroquet bien aimé de son enfance, mort au moment où son père lui annonçait la naissance de sa dernière petite sœur . Il s’était inventé un animal emblématique nommé « Loplop le supérieur des oiseaux », lui même disait qu’il avait un profil d’aigle .

 

Broves

 

Déjà peuplé au IXe siècle, Brovès compte près de 300 âmes au XIXe. « Nos maisons familiales se transmettaient de génération en génération », raconte l'ancien Brovésien. « La vie y était rude, mais ce village était un havre de paix. » Jusqu'à ce que, en 1955, la mise à l'étude du camp militaire de Canjuers débute. Les « nécessités stratégiques » de la Guerre Froide rendent les soudards gloutons.

En 1963, les choses s'accélèrent. Pompidou fait une déclaration à Toulon et déroule un tapis vert de 35 000 hectares aux chenilles des zincs. Après l'arrêté ordonnant une enquête publique, les Brovésiens portent naïvement toutes leurs doléances dans le cahier de leur mairie.

Cinq jours plus tard, le commissaire enquêteur rend un avis favorable à l'installation du camp. Malgré de multiples protestations, les expropriations débutent. Et, le 4 août 1970, la mairie ferme.

 

 

 

       
       
       
 
       
       

 

       
       

 

 

 
       
       

 

 

 

 
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