Les Villages du VAR

Abbaye du Thoronet Aiguines Artignosc Artigues Aups Auriac   Bargème
Barjols Baudinard Bauduen Besse sur Issole Bras Brenon Brignoles Brue-Auriac
Cabasse Carcès Camps-la-Source Chateaudouble Châteauvert Châteauvieux Comps-sur-Artuby Correns
Cotignac   Entrecasteaux Esparon Esparon de Pallières   Fontaine l'évêque Forcalqueiret
Fox-Amphoux   Ginasservis   Jabron   La Bastide-Esclapon La Celle
La Martre La Roquebrussane La Roque-esclapon La Verdière Le Bourguet Le Revest les Eaux Les Salles Le Thoronet
Mazaugues Miraval Moissac-Bellevue Montfort Montmeyan   Néoules  
Plan d'Aups Sainte Beaume Pont de l'Artuby Ponteves   Régusse   Saint Julien le Montagnier Saint Martin de Pallières
Saint Maximin Salernes Seillans Seillons Source d'Argent Sillans la Cascade   Tavernes Tourtour
Tourves   Trigance   Varages Vérignon Villeneuve Vinon-sur-Verdon
Vins              
  Page d'accueil Carte du Var Bibliographie Index Plan du site    

 Comps-sur-Artuby

 

 

Entre le mont Clare (1 267 m) et le mont Lague (1 109 m), se creusent les vallées du Jabron, du Verdon, le canyon de l'Artuby et les clues de la Bruyère. Comps est situé à 900 mètres d'altitude, autour du rocher qui supporte l'église Saint-André. L’ancien village fortifié se trouvait autrefois sur le rocher.

La commune est composée de nombreux hameaux hors du bourg comme Oribau (Avelan), Saint-Bayon, Chardan, Cuiros, Don, Doureisse, Endosse, Guent, Jabron, Sauvechane ou la Souche. Plus de la moitié du territoire de la commune dont les hameaux de Chardan, Saint-Bayon, Sauvechane ou Doureisse sont dans le camp de Canjuers, le camp militaire le plus vaste d'Europe.

D'après Achard, au XVIIe siècle, la vigne y était si abondante que les curés prélevaient la dîme en vin et non en foin.

 

 

Cliquez sur une photographie pour en obtenir un agrandissement. 

Quelques photographies dans les rues du village.

Cliquez sur une photographie pour en obtenir un agrandissement. 

 

La fontaine


Elle est alimentée par la source de Verjon, située à plus de deux kilomètres, et amenée au village par une canalisation en fonte. Jusqu'en 1951, année de construction du réseau d'eau potable, c'est à cette fontaine, la seule du village, que les Compsois venaient chercher le précieux liquide. Lorsqu'en septembre elle tarissait, il fallait aller chercher l'eau au réservoir de la "bonne fontaine" à la croisée des routes des hameaux de Jabron et de La Souche.
L'usage quotidien de cette fontaine en faisait un élément familier, entretenu avec soin. L'écoulement de l'eau se faisait par une pierre sculptée qui présentait à l'origne un mode déversement original: légèrement au dessus des deux canons en cuivre, une ouverture rectangulaire, plus grande, permettait de déverser le trop-plein. On peut encore observer ce système au hameau de La Souche. Au dessous de cette ouverture aujourd'hui bouchée, on distingue la forme d'un vase oud 'un calice qui suggère le caractère sacré de l'eau.


Cliquez sur une photographie pour en obtenir un agrandissement. 

 

 

Quelques mots d'histoire:

 

La place prise par Comps dans l'ouvrage de référence de M. Achard en 1787 dépasse largement celle de bien d'autres cités d'alors de la région, ce qui laisse à penser que son aura y était grande.

Plusieurs sites du territoire témoignent d'une présence chalcolithique et de l'âge du Fer. Autrefois lieu de passage et marché important, le vieux bourg de Comps était construit sur la hauteur et son église Saint-André le dominait du haut de son rocher.

Les Templiers de la maison de Ruou (voir Villecroze) y possédaient une importante commanderie qui devint après l'abolition de l'Ordre en 1312, chef-lieu d'une commanderie de Malte, jouissant de très importants revenus.

Au début du XVIe siècle, les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem devinrent seuls seigneurs de Comps en acquérant la part de seigneurie qui avait été inféodée en août 1381 en faveur de Fulco de Pontevès, et qui dépendait précédemment du comté de Provence.

Pendant les guerres de Succession de la reine Jeanne, le village et se remparts furent détruits par Charles de Duras; les habitants s'établirent alors dans la campagne où ils bâtirent neuf hameaux: Oribau, Saint-Bayon, Chardan, Don, Doureisse, Guent, Jabron, Sauvechane et la Souche. La paix revenue, le village fut reconstruit en amphithéâtre sur le penchant du rocher qu'il occupe aujourd'hui.

  •  

    La chapelle Saint-André


    A l'origine, la chapelle Saint-André, accolée au château, servait d'église paroissiale au village construit autour d'elle. En descendant dans la vallée les habitants déplacèrent la fonction paroissiale sur la chapelle des Pénitents Blancs, recosntruite à la fin du XIX° siècle.

    La chapelle date probablement du début du XIII° siècle. Le bâtiment fut surélevé par la suite: on distingue les traces de cette modification en hauts de smurs. La tour-clocher fut rajoutée au XV° siècle.

    La couverture, restaurée en 1996, présente différents types de matériaux qui marquent ces trois étapes: les lauses sur le chevet primitif, les tuiles rondes sur la partie surélevée de la nef, et des tuiles vernissées sur le clocher. Celles-ci, aux arêtes du clocheton, on une particularité: elles sont dotées d'un petit bulbe creux qui siffle quand le mistral souffle. Leur fonction, dit-on, est de prévenir les habitants que les animaux sauvages, fuyant les vents, sont susceptibles de descendre dans la vallée. On les appelle les "tuiles à loup".

     

     

    La chapelle est classée Monument Historique depuis 1862.

     Cliquez sur une photographie pour en obtenir un agrandissement. 

    Le clocher latéral date du XIe siècle, avec une cloche de 1529 et l'autre de 1669. Depuis la plateforme de l'église s'ouvre un vaste panorama sur les gorges de l'Artuby (voir le Pont de l'Artuby)et du Verdon.

     

    Le panorama

     

    Panorama depuis l'éperon rocheux sur lequel est construite la chapelle Saint-André.

     Cliquez sur une photographie pour en obtenir un agrandissement. 

     

    La maison hantée

     

    Au pied de la chapelle Saint-André, la maison hantée de Comps.... Belle maison de maitre en montant à la chapelle

     

    L'église Sainte-Philomène

     

    L'église Sainte-Philomène
    Elle conserve un tableau du XVIIe siècle représentant "la vision de Saint Dominique". Les murs de cette église contiennent une représentation de l'arche d'alliance, de grande taille ; ainsi que celle de la table des propositions des pains.

    Cliquez sur une photographie pour en obtenir un agrandissement. 

     

     

     


    La Souche

     

    Le hameau de La souche est un des neuf hameaux qui ont servi de refuge à la suite de la destruction du village au 14° siècle. Le pont dit "Romain" a été construit en fait au XVII° siècle.

     Cliquez sur une photographie pour en obtenir un agrandissement. 

     

     

     

    Retour à la page principale:


     

    Voyage vers d'autres sites:

    Le Val, un village de tradition Un voyage en Chine Un divertissement mathématique Musique, entre art et physique Haiku,
    élégance et poésie