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LA PRUNE DE BRIGNOLES

 

La légende de la prune de Brignoles  
  On raconte qu'il y a fort longtemps, le Seigneur de Vins grand propriétaire foncier de notre ville, refusant de payer ses impôts s'attira la colère des Brignolais. Ces derniers saccagèrent ses terres, et coupèrent tous les arbres de ses vergers. C'est ainsi qu'auraient péri les fameux pruniers, ce qui entraîna la perte du commerce des prunes de Brignoles, au profit des prunes de Digne. Un seul prunier aurait survécu à ce désastre, caché dans le jardin du presbytère. Protégée, cette variété de perdrigon violet aurait traversé les siècles, attendant qu'une main vienne prendre ses plus beaux rameaux, pour multiplier la variété oubliée.

La prune de Brignoles à travers l'histoire

FRANCOIS 1ER : 1515-1547
XVI siècle
La commercialisation de cette spécialité remonterait au début du XVI siècle.
1538
Visite de François 1er roi de France à Brignoles : A cette occasion, on distribua un grand nombre de prunes. Elles furent tellement appréciées par le roi, qu'on lui en expédia une charge la saison suivante.
Dès la deuxième moitié du XVI siècle la renommée des prunes de Brignoles est incontestable :
" Elles sont réputées dans le monde entier ", elles " ont même enlevé la palme à la qualité appelée prunes de Damas considérées autrefois comme les plus exquises ".
HENRI III : 1574-1589
1578
Le plus ancien témoignage connu à ce jour du séchage des prunes est relaté dans un contrat passé le 23 juillet 1578 chez un Notaire de Brignoles.
1580
Le fermier du prieur de Saint Martin d'Argentil de Camps devait adresser chaque année aux fêtes de Noël six boîtes de prunes au Prieur Messire Pierre Fabri, chanoine d'Avignon. Il est vrai que les prunes de Brignoles figuraient parmi les 13 desserts : raisins sec, figues sèches, amandes, noix, noisettes, prunes de Brignoles, pâte de coings, nougat, pompe à huile…
1585
Les prunes étaient inscrites au menu du banquet de la ville qui avaient lieu chaque année dans la maison de ville, après la nomination des nouveaux consuls et conseillers, et avant leur entrée en fonction, le deux février.
1588
Assassinat du Duc de Guise, le 24 décembre. A Blois, quelques instants avant de tomber sous les coups de ses meurtriers, le Duc Henri de Guise demanda à son valet de chambre de lui donner quelques prunes de Brignoles.
HENRI IV : 1589-1610
1596
Le Duc d'Epernon, gouverneur de Provence, quitte Brignoles :
On dira de lui : " A mai fach de maus que Parnon " E mai de talos que Garon " Il a fait plus de mal qu'Epernon, et plus de dommages que Garon*".
(*Garon était un berger qui introduisait clandestinement ses troupeaux dans les champs de particuliers, causant de grands dommages à leur insu).
Pourtant, le Duc d'Epernon reçu de nombreux dons de prunes, même le jour où il quitta Brignoles et la Provence en 1596.
Au XVII siècle deux villes étaient renommées en Provence pour leurs prunes séchées : Brignoles et Digne.
1605
Les marchands de Lyon se plaignent que les prunes de Brignoles ne sont pas aussi bonnes et se gâtent, le Consul leur répond qu'elles sont toujours aussi bonnes mais qu'on en apporte des pays voisins, dont la ressemblance est telle que les marchands ont pu être trompés.
LOUIS XIV : 1643-1715
1660
Passage de Louis XIV roi de France à Brignoles : On offrit au roi et à sa suite un grand nombre de boîtes de prunes, et au commandant de la compagnie des mousquetaires du roi, des bouteilles de vin.
1666
Sigongue publiait ce poème dans Cabinet satirique :
" Au teint de prunes de brignolle
" Parée d'un petit collet "
Perette allait à l'espagnole
" Tenant en poing son chapelet
1707
guerres de succession d'Espagne : 1701 à 1711.
Les consuls furent obligés de donner 1660 prunes sèches aux puissances ennemies.
LOUIS XV : 1715-1774
1775
Lettre du 12 septembre adressée aux Maires et Consuls de Brignoles, par Messieurs les Procureurs du pays à Aix en Provence.
" Il nous est venu des plaintes de la part des étrangers et des personnes de la province, que les boîtes de prune qui viennent de Brignolle, quoique plus chères qu'autrefois deviennent toutes les années plus petites… " .
LOUIS XVI : 1774-1793
1781
Benoit le jeune - Précis de matière médicale :
Il est d'usage de donner aux malades des prunes de Brignoles cuites ou crues.
Dès la fin du XVIII siècle, le commerce de la prune sèche à Brignoles est sur le déclin. Il disparaît au début du XIX siècle.
NAPOLEON 1ER : 1804-1814
La vallée de l'Asse en Haute Provence a été le dernier lieu où l'on a produit les fameuses Brignolles ou pistoles, jusqu'a l'aube de la seconde guerre mondiale (1939-1945).
1992
sort la première édition par l'association des amis du vieux Brignoles, de la Brochure sur l'histoire de la prune de Brignoles par René Héraud.
1998
Création de la confrérie de la pistole.
 
Les actions aujourd'hui
En décembre 2003, la municipalité relance le débat autour de la prune de Brignoles : " doit-on laisser sans l'exploiter un tel gisement historique qui pourrait avoir un intérêt économique, touristique et festif pour la ville de Brignoles ? ".
Trois groupes de travail sont créés, rassemblant une trentaine de personnes déterminées et chargées de vérifier la crédibilité d'une démarche visant à faire de la prune de Brignoles un symbole de notre cité.
Le premier groupe travaille sur la production de l'arbre et du fruit, et doit à long terme gérer son développement économique en inscrivant la prune de Brignoles dans le catalogue des variétés. Le second doit collecter la documentation historique. Le troisième a pour objectif de créer des animations qui permettront de réintroduire cette spécialité de prunes séchées, nommées Brignoles ou Pistoles, dans le folklore de la ville.


Brignoles fête sa prune…

La première Fête de la prune de Brignoles s'est déroulée le 21 août 2004 sur la Place Saint-Pierre.

Une exposition …
Les enfants de la grande section
de l'école maternelle Marie Curie ont illustré l'histoire de la prune
de Brignoles.

 
Des saynètes sur l'histoire de la prune de Brignoles…
Des saynètes écrites par René Héraud retracent la renommée de la prune de Brignoles au XVIème siècle. Les textes préenregistrés ont été lus par les membres de l'Escolo du Caràmi (association pour la défense de la langue provençale) et par Monsieur le Maire. Ces saynètes ont été ensuite mimées par des bénévoles et les comédiens du théâtre du caramy.


Le marché provençal…


Les intronisations
de la confrérie de la pistole…

Musiques traditionnelles…

Jean Louis Todisco et ses tambourinaires Les tambourinaires de San Sumian oc'n co

 
       

 

 

 

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